13 septembre 2026 · 5 min de lecture

Architecte : décomposer sa mission et ses honoraires

Un taux appliqué à une enveloppe de travaux se discute à chaque révision du projet. Une mission découpée en phases, chacune chiffrée, se défend.

Le contrat écrit n’est pas facultatif

Toute mission confiée à un architecte fait l’objet d’un contrat écrit, précisant son étendue et le mode de rémunération. Ce n’est pas un usage professionnel, c’est une obligation, et le devis détaillé en est le premier support.

Les phases, dans les mots du client

ESQ, APS, APD, PRO, DCE, DET, AOR : ces sigles sont clairs entre confrères et opaques pour un particulier. Il les signe quand même, puis conteste le paiement d’une phase qu’il croyait comprise dans la précédente.

Écrivez ce que chaque phase produit, pas son sigle. « Avant-projet : plans au cinquantième, insertion dans le site, estimation du coût des travaux » est compris par tout le monde, et beaucoup plus difficile à contester.

Pourcentage ou forfait

Le pourcentage du montant des travaux reste la pratique dominante. Son défaut est connu : l’enveloppe bouge en cours de projet, et chaque révision rouvre la discussion sur vos honoraires.

Chiffrer chaque phase au forfait, ou à l’heure pour le suivi de chantier, revient souvent au même montant et se défend mieux : le client voit ce qu’il paie, phase par phase, plutôt qu’un taux appliqué à un chiffre qui n’est pas encore connu.

Les appels de fonds suivent l’avancement

Pas le calendrier. Une facture à la fin de chaque phase, rattachée au devis d’origine, l’acompte de signature étant déduit de la dernière.

C’est le point où la trésorerie d’un cabinet se joue : une phase livrée et non facturée, c’est de l’argent que vous avancez sur un projet qui peut s’arrêter.

Ce que le devis doit porter

Outre les mentions habituelles : votre numéro d’inscription à l’Ordre des architectes, votre assurance de responsabilité civile professionnelle et votre décennale. Un maître d’ouvrage averti les cherche avant de signer.