13 septembre 2026 · 4 min de lecture
Paysagiste : écrire la garantie de reprise
Le client dira que les arbustes sont morts. Vous direz qu’ils n’ont pas été arrosés. Sans rien d’écrit, c’est votre parole contre la sienne, au printemps suivant.
Ce qu’une garantie de reprise couvre
La reprise, c’est l’installation du végétal : qu’il s’enracine et reparte. Elle ne couvre ni la sécheresse exceptionnelle, ni le défaut d’arrosage, ni le gel hors saison, ni les dégâts d’animaux.
Une garantie qui ne dit pas ce qu’elle exclut ne garantit rien : elle promet tout, et se discute sur tout.
Les trois choses à écrire
Une garantie tient en trois lignes sur le devis.
- La durée, comptée depuis la plantation. Une saison de végétation est l’usage courant ; dites-le en mois, pas en « saison ».
- Les conditions d’arrosage, en quantité et en fréquence. C’est la condition que le client doit tenir, et celle qu’il ne tiendra pas s’il ne l’a pas lue.
- Ce qui se passe en cas de non-reprise : remplacement du sujet, main d’œuvre comprise ou non. C’est là que se cache le coût réel.
Un contrat d’entretien la rend tenable
Garantir la reprise sans maîtriser l’arrosage, c’est garantir le comportement de quelqu’un d’autre. Un contrat d’entretien la première année remet l’arrosage entre vos mains, transforme la garantie en engagement raisonnable, et fait un revenu récurrent.
Les photos valent la discussion
L’état du terrain avant travaux, les sujets à la plantation, le tuteurage en place. Trois photos sur le devis et la facture coupent court à la plupart des litiges, et rappellent au client d’où l’on est parti.
La décennale, pour ce qui est maçonné
Les plantations n’en relèvent pas. Une terrasse, un mur de soutènement, un bassin ou une piscine, si. Un paysagiste qui construit relève de la même obligation qu’un maçon, et sa police doit couvrir ces activités-là nommément.