10 septembre 2026 · 4 min de lecture

Se faire payer : acompte, échéances, pénalités

Les impayés ne viennent presque jamais de clients de mauvaise foi. Ils viennent de documents flous et de relances qu’on n’ose pas faire.

L’acompte se demande au devis, pas à la commande

Un acompte annoncé dans le devis fait partie de l’accord : le client l’a lu et signé. Réclamé après la signature, il devient une négociation, et c’est là que la relation s’abîme.

Trente pour cent est courant pour un chantier de plusieurs jours, quarante lorsque vous devez commander du matériel sur mesure. Portez le montant en euros, pas seulement en pourcentage : le client doit pouvoir faire son virement sans calculer.

Les pénalités de retard sont dues de plein droit

Entre professionnels, elles s’appliquent sans mise en demeure, au taux convenu ou, à défaut, au taux légal. S’y ajoute une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.

Leur intérêt n’est pas de les encaisser — c’est rare — mais de les avoir écrites. Une facture qui les mentionne se règle plus vite qu’une facture muette.

Relancer tôt, et sans y penser

La première relance efficace part trois jours avant l’échéance, pas trois semaines après. Elle ne demande rien : elle rappelle. Le client qui a oublié règle sans se sentir mis en cause, et c’est la majorité des cas.

Ce qui coûte cher n’est pas la relance, c’est de devoir y penser. Une relance automatique enlève la charge mentale et la gêne en même temps.

Savoir si le devis a été lu

Un devis ouvert quatre fois sans réponse et un devis jamais ouvert ne demandent pas le même coup de téléphone. Dans le premier cas, le prix se discute ; dans le second, le courriel est peut-être parti dans les indésirables.